BOULE Pierre

BOULE Pierre

Photographie d’identité de Pierre Boule, v. 1940. (SHD Vincennes, GR16P79833).

Photographie d’identité de Pierre Boule, v. 1940. (SHD Vincennes, GR16P79833).

Mort en déportation

21/07/1909, Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
(Haute-Saône).
05/08/1944, Hambourg (Allemagne).

Pierre Boule est embauché à l’AP le 14 juin 1933 comme cuisinier-adjoint à l’hôpital Vaugirard puis muté au bout d’une semaine à l’hôpital Boucicaut (21 juin). Il y reste jusqu’en septembre 1940 avant de retourner à l’hôpital Vaugirard. Exempté de la mobilisation générale en 1939, il continue son service jusqu’à l’armistice qu’il rejette ardemment. Voulant continuer le combat, il s’engage dans la Résistance dès juin 1940 et rejoint les rangs du parti communiste clandestin. Il est notamment contacté par Corentin Celton pour renforcer les rangs de la CGT clandestine de l’AP en 1941. En septembre 1943, il rallie les FTPF et prend la tête du groupe sanitaire des hôpitaux de Paris qui s’y rattache. Il organise et gère les comités populaires clandestins de l’AP. Son engagement le désigne comme candidat idéal pour succéder à Corentin Celton à la tête de la CGT clandestine de l’AP après l’arrestation de ce dernier en 1942.

Le 6 mars 1944, Pierre Boule se rend au métro Bastille pour travailler avec d’autres résistants de l’AP à l’accueil de nouveaux agents dans leur organisation et à la création de groupes de FTPF dans d’autres hôpitaux. Ils sont appréhendés un à un par la police française. Incarcéré à Fresnes, Pierre Boule est transféré au camp de Compiègne en juillet 1944 avant d’être déporté au camp de Hambourg-Neuengamme. C’est en travaillant au déblaiement des décombres de Hambourg qu’il trouve la mort, suite à l’explosion d’une mine, le 5 août 1944.

Mention « mort pour la France » attribuée le 10 juin 1947.
Mention « mort en déportation » attribuée le 28 octobre 1987.


Sources
– AC21P429151 (SHD Caen)
– GP16P79833 (SHD Vincennes)
– PO/79/7 (Archives AP-HP)