Mort dans les combats de la Résistance
12/03/1907, Availles-Limouzine (Vienne).
23/10/1942, Paris 13e.
ASH temporaire, Jean Bonnet effectue un bref passage à l’Hôtel-Dieu en juillet 1931, puis rejoint l’hôpital Laennec où il est titularisé en 1934.
Dès 1936, il adhère à la cellule du parti communiste de l’hôpital dont il prend la tête lorsque celle-ci bascule dans la clandestinité (1939). En 1941, sous le pseudonyme de Louis, il s’engage dans les rangs des FTPF de la région parisienne et participe à de nombreuses actions contre l’ennemi en tant que chef de détachement. Dénoncé par un de ses camarades, il est arrêté le 16 septembre 1942 sur son lieu de travail par la police française pour diffusion de tracts communistes clandestins contre les armées d’Occupation. Une perquisition menée dans le placard de son vestiaire à l’hôpital Laennec et à son domicile met au jour deux exemplaires du journal L’Humanité, trois carnets d’adresses et trois feuillets manuscrits. Son épouse, ASH à l’hôpital Bichat, est arrêtée deux jours plus tard avant d’être libérée le 28 décembre 1942. Suspendue de ses fonctions, elle obtient sa réintégration le 1er juillet 1943.
Battu et torturé par les policiers français, Jean Bonnet est remis par ceux-ci aux Allemands du SonderKommando IV à l’hôtel Bradford le 27 septembre, puis incarcéré à la prison de Fresnes. Le 13 octobre, il est transporté d’urgence à l’hôpital de la Pitié dans un état d’extrême faiblesse et décède le 23 octobre 1942 suite aux tortures et aux coups reçus lors de son internement dans les locaux de la préfecture de police de Paris.
Mention « mort pour la France » attribuée le 23 octobre 1945.

Lettre de la femme de Jean Bonnet demandant un secours, 7 février 1945.
(Archives AP-HP)

Sources
– GR16P71888 (SHD Vincennes)
– 213/W/19 ; 22/W/410/21 ; 809/W/3 (Archives AP-HP)
– Fiche Jean Bonnet (Maitron)