BEN SAÏD Fredj

BEN SAÏD Fredj

Mort en déportation

01/01/1896, Constantine (Algérie).
29/07/1942, Auschwitz (Pologne).

Marié et père de 3 enfants, Fredj Ben Saïd s’installe à Paris avec sa famille en 1937. Il entre comme garçon de bureau à la sous-direction de l’Assistance à domicile (service des secours) à l’AP.

Juif de nationalité française, ancien combattant de la guerre 1914-1918, il est pris dans la rafle menée conjointement par les polices française et allemande en août 1941 : convoqué le 22 août au commissariat de police de son quartier, il est aussitôt arrêté et interné au camp de Drancy. Six mois plus tard, il écrit au directeur de l’AP pour l’informer de sa situation – il est alors traité à l’hôpital Rothschild pour une congestion pulmonaire – et lui demande son appui pour obtenir sa libération. En vain.

Fredj Ben Saïd est renvoyé à Drancy fin mars 1942, déporté à Auschwitz le 22 juin et assassiné le 29 juillet suivant. En octobre 1942, son épouse désormais sans ressources – le fils aîné apprenti à la SNCF ayant lui aussi été radié des cadres car juif – obtient de l’administration un secours financier.

Mention « mort pour la France » attribuée le 15 novembre 1947.