Morte en déportation.
20/08/1910, Santa Fé de Mondujar (Espagne).
28/02/1943, Auschwitz (Pologne).
Recrutée à l’hôpital Necker-Enfants malades en avril 1932 en tant qu’ASH temporaire, Maria Alonso obtient sa titularisation en 1936, et le diplôme d’infirmière en 1937, exerçant successivement dans les hôpitaux Saint-Louis, Bichat et Tenon. Révoquée le 12 juin 1940 en raison de son ascendance espagnole, elle obtient sa réintégration le 5 novembre suivant.
Dès juillet 1940, Maria adhère au parti communiste clandestin et en juin 1941, elle rejoint le mouvement de résistance Front national (communiste), sous le pseudonyme Josée. Agent de liaison, elle est arrêtée le 15 octobre 1941 pour propagande communiste clandestine, mais relâchée faute de preuve.
Le 26 mars 1942, elle est à nouveau arrêtée à son domicile par la Gestapo pour « impression et distribution de matériel appelant la population à lutter contre l’occupant », en même temps que plusieurs membres de son groupe. Internée à la prison de la Santé, elle est jugée en juin 1942 et malgré l’acquittement prononcé, ramenée en prison avant d’être transférée au camp allemand du fort de Romainville et enfin déportée le 24 janvier 1943 dans le convoi dit des 31 000 (référence au n° matricule attribué aux déportées), seul convoi de résistantes à destination d’Auschwitz. Elle y meurt d’une pneumonie fin février. Charlotte Delbo, déportée par le même convoi, a évoqué le souvenir de Maria-Josée dans son livre Le convoi du 24 janvier publié en 1965.
Attribution de la mention « mort pour la France » en tant que déportée politique le 21 avril 1948.

Lettre de Maria Alonso au directeur général de l’AP. (Archives AP-HP)
Sources & Bibliographie
– AC21P417723 (SHD Caen) ; GR16P9626 (SHD Vincennes)
– 809/W/6 ; 23/W/5/13 (Archives AP-HP)
– Fiche Maria Alonso (Mémoire Vive)
– Fiche Wikipédia « Convoi des 31000 »
– Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier, Les éditions de minuit, 1965.