Fonds ancien : l’inventaire Brièle

L’inventaire sommaire des archives hospitalières antérieures à 1790, dit « inventaire Brièle » du nom de son rédacteur, est une entreprise un peu curieuse, puisqu’il s’agit, pour les trois premiers tomes, de la réimpression, en 1881-1889, de l’inventaire antérieur de Tournier-Brièle (1866-1870). l’inventaire Brièle intègre donc les documents détruits pendant l’incendie de 1871, sans les distinguer formellement de ceux qui ont subsisté, sauf brève mention en avertissement liminaire.

Les outils de recherche actuellement disponibles ont été complétés en précisant en marge et de façon manuscrite, les documents déficitaires. Un travail de réimpression serait utile, qui intégrerait les seuls documents présents. Il devra reposer au préalable sur une reprise fine des documents. Ce travail excédait les limites du guide des fonds, qui s’est donc basé sur l’inventaire existant, n’intégrant que les données subsistantes.

Le recours à l’inventaire Brièle reste indispensable aussi bien pour une approche détaillée des documents que pour une connaissance de l’état des destructions.

Le classement des documents est organisé en fonction des producteurs.

Les deux premiers tomes sont consacrés à l’Hôtel-Dieu; le troisième aux hôpitaux Saint- Jacques aux-Pèlerins, Saint-Esprit-en-Grève, de la Trinité, des Enfants-Rouges, des Enfants-Trouvés, Sainte-Anastase; le quatrième tome, à l’hôpital Sainte-Catherine (il s’agit en l’espèce de la transcription d’un inventaire des titres), à l’Hôpital Général, aux Incurables et à la comptabilité de l’Hôtel-Dieu au XVIIIe siècle.

Chaque producteur est subdivisé en grands champs d’activité (titres, legs, délibérations, comptes) qui cependant n’apparaissent pas explicitement sous forme de sous-titres, ce qui aujourd’hui peut gêner la lecture.

l’élément principal de la cotation est la liasse, complétée par un numéro d’article.

La cohérence de la subdivision est peu lisible, une liasse correspondant à un regroupement très hétérogène de documents, dont le critère est parfois thématique ou physique: legs ou partie de legs, suite de registres. Une même liasse peut donc matériellement désigner une partie de cartons ou plusieurs dizaines de registres.